Allergies : renversons notre point de vue

Les allergies sont de retour … ou plutôt, elles tendent à devenir perpétuelles : pollens et graminées, salive de chats, poussières, allergies alimentaires, uvéites, allergies de contact … avec leurs cortèges de manifestations (respiratoires, digestives, dermatites atopiques, eczéma ou urticaire …). La population s’allergise de plus en plus. J’inclus ici aussi les problématiques d’intolérance alimentaire, qui sont une variante du même phénomène et peuvent-être tout aussi invalidantes.

Qu’en penser ? A quoi ceci est-il dû ?

1. L’avis des « blouses blanches »

Les conceptions couramment rencontrées actuellement sont les suivantes :

– le point de vue allopathique : il s’agit d’une réaction inflammatoire et immunitaire dont l’origine n’est pas connue. Ce serait comme une « anomalie », un «mécanisme dysfonctionnel ».

– le point de vue de certains chercheurs : notre système immunitaire deviendrait incompétent du fait de l’aseptisation de notre milieu de vie et de nos aliments (cuisson, pasteurisation …). Du coup, il vient attaquer des substances non toxiques. Certains chercheurs ont montré qu’en injectant la flore intestinale de porcs dans le tube digestif d’enfants allergiques, leurs allergies cessent. Comme les porcs ont constamment leur groin sur le sol, les bactéries du sol colonisent leur tube digestif.

– le point de vue homéopathique : notre système immunitaire deviendrait incompétent car, à chaque épisode infectieux, nous empêchons les réactions normales de se produire par l’administration d’antibiotiques et anti-inflammatoires. Le système immunitaire s’adresse alors aux agents non toxiques.

2. La conception hygiéniste et naturopathique

Dans notre conception, le corps n’est jamais incompétent. Il n’a qu’une idée en tête : la survie. Et il est très ingénieux pour y arriver. Il n’y a pas de réaction anarchique du système immunitaire. Quand ce système n’a rien à faire, l’énergie vitale sert tout simplement à d’autres travaux de réparation ou de digestion. Il est faux de croire que l’aseptisation crée les allergies. Par contre, l’aseptisation du tube digestif avec les antibiotiques (littéralement « anti-vie »), provoque, dans un 2e temps, une prolifération de germes pathogènes qui va créer une suractivité immunitaire. Remettre des probiotiques de type saprophyte (en les prenant par exemple chez les porcs) peut résoudre la situation. Mais alors, évitons d’abord les antibiotiques !

La compréhension naturopathique franchit un pas supplémentaire : non seulement, il n’y a pas d’incompétence immunitaire dans le phénomène allergique, mais ce serait plutôt une super-compétence de la nature, conjuguée à un bon état immunitaire, mais sur un terrain généralement acide (et donc sujet à inflammations). Je m’explique.

Il faut distinguer 2 voire 3 types de substances :

1.       1er groupe : Les substances physiologiques (adaptées à l’être humain) et les substances naturelles,  comme les fruits (bananes, fraises …), légumes, noix, chats, pollens …

Ces substances sont normales dans l’environnement humain. Le corps ne les repère pas du tout comme étant toxiques. Le corps, au contraire, utilise ces bonnes substances pour se détoxiquer.

Nous devons revoir notre raisonnement !! La nature n’est pas « mauvaise » pour nous ! Voici comment cela fonctionne.

Quand un corps est très intoxiqué, les toxines n’arrivent plus à sortir car les organes-filtres (foie, reins et intestins) sont surchargés et donc empêtrés dans les déchets. Il faudrait des plantes désincrustantes des tissus, des plantes drainantes des émonctoires, des purges, des eaux drainantes … pour relancer le processus de nettoyage. Si ce travail n’est pas fait, le corps, dans sa grande intelligence, va utiliser des substances disponibles dans sont environnement proche (air, alimentation …), et qui sont très dissolvantes des déchets dont les organes-filtres sont surchargés, pour faire sortir ce qu’il peut.

Selon les gens, les substances (physiologiques et/ou naturelles) créant des réactions varient : le corps va répondre positivement à la substance qui est LA PLUS DRAINANTE pour lui. Pour certains, ce sont les choux (contenant du soufre, détoxiquant du foie et désincrustant pour les mucus traînant dans nos intestins), pour d’autres la banane (riche en potassium, draineur des reins), pour d’autres les pollens (contenant de grandes quantités de principes aromatiques puissamment détoxiquants des voies ORL) …

Les réactions sont très diverses à ces substances car tout dépend où ont été stockés les déchets toxiques (peau, articulations, intestins …).

En clair, soyez reconnaissants pour ces éternuements, mouchage, diarrhées … car vos déchets sortent, enfin !

Evidemment, quand la machine s’emballe et que vous ne pouvez plus fonctionner au quotidiens (yeux gonflés et larmoyants, rhinite importante …), il faut faire quelque chose. NON PAS ARRETER LA REACTION ALLERGIQUE avec des anti-histaminiques (sauf rares cas, sur un jour ou deux) mais dériver la toxémie vers les organes-filtres, que l’on aidera à fonctionner, et réduire les poisons alimentaires. Tel est le travail du naturopathe.

Et si vous avez fait un œdème de Quincke, c’est que vos tissus sont hautement intoxiqués. Là, on stoppe bien sûr la réaction avec des anti-histaminiques (car l’inflammation pourrait être fatale) mais il faut traiter le terrain !

Bonne nouvelle : en quelques mois, vous serez très améliorés, voire totalement rétablis, sans aucune chimie dévastatrice.

2.       2e groupe de substances : les aliments ou produits non physiologiques et non naturels pour l’être humain, comme le lait, les œufs, le soya, le chocolat, le latex, les cosmétiques chimiques …

Eh oui, vous lisez bien.  De nombreux aliments que vous pensez adaptés à l’homme ne le sont pas. L’être humain reste encore un frugivore / crudivore (dont l’alimentation physiologique est composée de fruits, légumes, graines germées, noix et racines tendres). Il n’y a pas d’adaptation génétique pour la digestion des protéines animales (notre physiologie digestive est totalement identique à celle des grands singes, et est très différente de celle des omnivores comme les ours). Il ne s’est pas davantage accoutumé aux céréales (introduites il y a environ 10.000 ans pour sédentariser les populations et mieux les gouverner). Notre patrimoine génétique et nos organes n’ont pas évolué de ce point de vue. Le génome humain a évolué de 0.5% depuis les grands singes et de 0.02% depuis l’introduction de l’agriculture. Et aucune évolution digestive dans tout ça !

Les laitages (bovins ou ovins) ne sont pas faits pour le tube digestif humain. Nous sommes bien les seuls mammifères à consommer le lait d’autres espèces. Non seulement le corps humain ne s’est pas du tout adapté à ce type de consommation, mais il reste très réactif. Et, si vous ne réagissez pas, c’est que soit vous avez de bons organes-filtres, pas encore totalement encrassés, qui évacuent tout ou partie de cette alimentation toxique (protéines indigestes et pro-inflammatoires, caséines toxiques pour le cerveau, lactose non digéré par carence en lactase …), soit votre force vitale est trop basse pour induire une quelconque réaction (et vous stockez vos déchets dans les graisses, articulations, artères …, ce qui donnera des pathologies plus tard).

Idem pour les œufs, qui sont généralement bien « supportés » par la population mais restent des aliments trop complexes que pour pouvoir être bien décomposés par nos enzymes digestifs.

Idem pour les céréales et amidons en général, avec bien sûr un record pour les céréales à gluten, totalement toxiques, pro-inflammatoires pour nos intestins, et créant une croûte mucoïde sur les parois digestives. Faut-il supprimer tout amidon ? Ce serait l’idéal mais en pratique, pas possible d’un seul coup car la détoxication serait trop rapide et donc créerait une aggravation importante de votre état.

Idem pour le chocolat qui est un excitant hépatique, contenant des substances toxiques pour le foie, comme la théobromine, le cacao carbonisé (par torréfaction), et les graisses cuites.

Je vous conseille de regarder le film « La Santé dans l’Assiette » (Jupiter Films – disponible sur internet) ou de lire le Rapport Campbell au sujet de toutes ces protéines animales, et de faire vos recherches dans la littérature naturopathique et hygiéniste ainsi que dans les recherches scientifiques (indépendantes !) récentes concernant les autres aliments cités ici comme le soya, le gluten… Tout est très bien décrit et documenté, avec des milliers de vérifications empiriques.

En clair, avec ce deuxième groupe de substances, votre corps tente d’éliminer des substances totalement toxiques pour lui, et vous avez des manifestations cutanées ou digestives ou respiratoires … parce que les organes-filtres sont débordés. Donc, encore une fois, merci Dame Nature ! Tout est prévu pour que nous ouvrions nos yeux !

3.       3e groupe : les substances toxiques cachées dans un aliment physiologique

Dernier groupe de substances : les substances chimiques dont on asperge certains aliments. Vous pensez être allergiques aux figues ou aux dattes ? Ce serait sans doute plutôt la faute aux sulfites dont on les asperge dans le commerce non-bio pour leur conservation !!

Faites vos recherches au sujet de vos allergies et ne tombez pas dans le piège des anti-histaminiques (très acidifiants et déminéralisants) ou des désensibilisations.

La médecine moderne a l’art d’étouffer les symptômes, ce qui aggrave la situation (les toxines vont se loger profondément dans nos tissus puisqu’on les empêche de sortir). Et les désensibilisations tuent toute forme de réaction immunitaire, ce qui vous laisse avec un organisme affaibli. Bien entendu, nous remercions tout de même nos amis médecins qui peuvent sauver une vie en cas d’œdème de Quincke (car l’inflammation de la gorge peut créer un étouffement). La médecine allopathique a son rôle à jouer dans tous ces cas d’urgence.

Que faire pour modifier le terrain ?

Détoxiquer les tissus et nettoyer les organes-filtres, supprimer les aliments toxiques. Tout ceci ne se fait pas du jour au lendemain ni avec les remèdes de votre voisine ni avec un draineur pris au hasard dans une boutique ou une parapharmacie. Consultez votre naturopathe car tout dépend de votre état général (nature de la toxémie, état des organes-filtres, niveau de votre force vitale). Le protocole sera adapté à votre situation.

Beau printemps et bel été à vous tous !

Anne-Françoise BAYET, naturopathe – iridologue

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.